"Et je tordrai si bien cet arbre misérable , Qu’il ne pourra pousser ses boutons empestés ! Elle ravale ainsi l’écume de sa haine, Et, ne comprenant pas les desseins éternels, Elle-même prépare au fond de la Géhenne Les bûchers consacrés aux crimes maternels. Pourtant, sous la tutelle invisible d’un Ange , L’Enfant déshérité s’enivre de soleil, Et dans tout ce qu’il boit et dans tout ce qu’il mange Retrouve l’ambroisie et le nectar vermeil." I. – Bénédiction, LES FLEURS DU MAL, Charles Baudelaire.